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Billet d'humeur
Quelle farce !

Une des principales missions que s’était assignées Brian Cookson lorsqu’il a pris la présidence de l’Union cycliste internationale était de restituer au cyclisme sa crédibilité. Un déficit d’image, bien malmenée par ses prédécesseurs. Aujourd’hui, alors qu’une épidémie de dopage frappe l’équipe continentale et WorldTour Astana, dont est issu le vainqueur du dernier Tour de France, on attend de l’UCI un geste fort au moment de renouveler la licence WorldTour de cette formation. En effet, en dépit des autosanctions que s’est infligées l’équipe kazakhe, il est difficile de ne pas faire l’amalgame entre ces affaires et le passé trouble du patron du team Astana, Alexandre Vinokourov. Même en faisant preuve de la meilleure volonté, il ne lui sera pas aisé de se débarrasser de l’ombre qui le poursuit depuis qu’il a dû quitter sur-le-champ le Tour 2007, convaincu de dopage, et donc de rendre son discours crédible sur ce sujet. Dans cette affaire qui implique la bagatelle de cinq coureurs, les plus légitimes pour sanctionner sont en premier lieu ceux qui ont été élus pour changer le cyclisme. Les organisateurs, comme l’a démontré à une époque ASO, ont aussi un rôle important à jouer dans le domaine de la sanction. Dernièrement, sur une épreuve qui réunissait pros et amateurs, les organisateurs du KOM Challenge à Taïwan ont décidé de refuser le départ aux anciens coureurs sanctionnés pour dopage. Voici un geste fort qui ne fait pas dans la demi-mesure, et rassurant pour les autres concurrents. En attendant, Vincenzo Nibali n’est plus certain aujourd’hui de la couleur de sa casaque pour 2015 !
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