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Billet d'humeur
Course d’obstacles ?

Cette année, le parcours du Tour de France a bien mis en évidence les transformations de notre terrain de jeu. Cette bande de bitume, dont le cyclisme est l’un des seuls sports à partager l’espace avec d’autres usagers, a fait l’objet d’aménagements pour faciliter la circulation des automobiles et les inciter, voire les contraindre, à réduire leur vitesse. Bandes rugueuses, dos d’âne parfois suivis de passages piétons, combien d’entre nous avons effectué un écart pour les éviter, au risque d’aller goûter le goudron ? Alors je vous laisse imaginer, si vous ne l’avez pas expérimenté, un peloton de 200 coureurs lancé à vive allure sur une route à laquelle on a greffé ce type d’obstacle. Quant aux ronds-points, si bien mis en évidence pendant les retransmissions du Tour par les vues aériennes, une caméra embarquée à l’intérieur du peloton nous permettrait de voir à quel point le cycliste fait appel à tous ses réflexes pour éviter ce véritable écueil. Sur route mouillée, cet îlot, qui a souvent coûté une fortune aux collectivités locales, impose au peloton une réelle séance d’équilibriste qui peut se conclure par un formidable « strike », pour reprendre une expression désormais en vogue dans le peloton. Pour signaler ces récifs de béton, des signaleurs jouent les figures de proue en priant pour ne pas recevoir le maillot jaune sur leur paletot fluo. Mis à part le fait de ne plus organiser une arrivée en milieu urbain, quelle est la solution pour éliminer ces obstacles à l’approche d’une arrivée ? Voilà un sujet de réflexion pour les créateurs d’aménagement et de mobilier urbain.
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