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Billet d'humeur
Course au poids ?

A l’approche du Tour de France, je souhaitais aborder l’article 1.3.019 du règlement de l’Union cycliste internationale concernant le poids minimal d’un vélo utilisé aussi bien par des coureurs professionnels que tout autre compétiteur prenant le départ d’une épreuve sous l’égide de l’UCI. Cette règle, qui a été mise en place pour apporter plus de sécurité au pratiquant, est en vigueur depuis l’an 2000. À cette époque, l’alu vivait sa fin de règne et le poids moyen d’un vélo sur le Tour descendait rarement sous le seuil des 8 kg. Cette norme fixant le poids minimal à 6,8 kg était considérée comme raisonnable. Depuis, des progrès considérables ont été réalisés dans la conception d’un vélo. En premier lieu, le carbone a supplanté l’aluminium. Le poids étant l’ennemi de la performance, les fabricants ont sensiblement allégé leurs produits, au point de proposer des cadres à 700 g. Depuis quelques saisons, les équipes pro reçoivent des vélos dont le poids est bien inférieur à 6,8 kg. Nous avons d’ailleurs testé ces modèles, sans constater la moindre défaillance de fiabilité. Le vélo Specialized que nous testons ce mois-ci, et qu’Alberto Contador et Vincenzo Nibali utiliseront sur le Tour, en témoigne. Cet anachronisme en devient ubuesque, puisque les équipes usent de subterfuges pour lester les vélos pour être en conformité avec ce règlement. Aux dernières nouvelles, l’UCI souhaiterait actualiser ce poids et statuer sur l’homologation du frein à disque sur les vélos de compétition. Ce second dossier nous laisse plus perplexe quant à son adoption, compte tenu de notre expérience dans ce domaine.
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