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Billet d'humeur Yves Blanc Rédacteur en Chef
Vélo moteur

Un récent article paru chez nos confrères de « L’Équipe » évoquait le dopage technologique dans le peloton pro sous la forme d’une assistance au pédalage. Un moteur inséré dans le cadre du vélo, voilà la nouvelle supercherie qui aurait, d’après certains observateurs, pu décupler les forces de Fabian Cancellara sur Paris-Roubaix ou un Tour des Flandres en 2010 et fait tourner dans le vide la roue du coureur canadien Ryder Hesjedal lors d’une chute sur la Vuelta en 2014. Cette théorie, qui s’appuie sur la visualisation d’images de télévision, serait prise très au sérieux par les dirigeants de l’Union cycliste internationale, qui ont depuis quelques années mis en place une politique de contrôle pour débusquer ce dopage mécanique. Mais quel crédit peut-on donner à des images qui frisent l’illusion optique et portent atteinte à la réputation du champion suisse ? Lors des premiers soupçons, certains constructeurs nous avaient confié travailler sur ces micromécanismes pour une utilisation… sur d’autres types de vélos. L’existence de ces moteurs est donc réelle, de là à les utiliser en compétition… Les allégations de Chris Boardman sur le rôle joué par les batteries des groupes électroniques semblent, elles, plus fondées. Mais la « descente » infructueuse des contrôleurs UCI sur Milan-San Remo est un élément de réponse aux plus sceptiques. Alors, fiction ou réalité, le dopage technologique n’a pas fini d’alimenter la rumeur et seuls des contrôles efficaces pourront la faire taire. En attendant des preuves plus évidentes, ce dopage, même s’il est contraire à l’éthique sportive, est bien moins dangereux pour la santé.
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